Arles. J-7 avant la Feria du Riz.

Vendredi 3 Septembre. Au moment où « Visa pour l’Enfer » se délecte de signes surexhibés et de catastrophes uniformisées, où Luc Chatel brandit le credo de la « révolution copernicienne », place aux propositions arlésiennes. Au Magasin de Jouets, la photographe Olivia Pierrugues, fraîchement sortie de l’ENSP, présente Hombrias, un regard sur l’univers de la corrida, suite à une commande du directeur de la galerie, Pierre Hivernat, aficionado convaincu, quelque peu réticent, comme d’autres, à l’extraordinaire galvaudé en matière photographique. griffin iphone 7 case Pour cette exposition, tous deux ont sélectionné une série homogène de trente-deux clichés contre-collés, évacuant la violence et le sanguinaire et insistant davantage sur l’animalité, sur des mains tendues, des gestes anodins de l’avant-scène, soit des métonymies tauromachiques. Olivia Pierrugues, qui poursuit son travail sur des univers virils, après avoir été remarquée pour ses points de tensions dans le monde des boxeurs pendant les RIP, esquisse un sursaut d’insatisfaction face à ses clichés…Le trac sans doute et la conscience que son travail photographique ne questionne pas ici la ferveur locale mais qu’il repose essentiellement sur des saillies intimistes, dans les Corrales, où elle a pu s’introduire grâce à l’aide de Luc et Marc Jalabert, éleveur et directeur des arênes d’Arles. speck iphone 7 case La recherche plastique, la couleur, le soin des détails font écho à la peinture espagnole, aux deux années passées à Séville pour Olivia, à l’influence du photographe Cristobal Hara. Depuis l’ouverture de la galerie, Pierre Hivernat, qui roule sa mèche entre Londres et Arles, après avoir claqué la porte de Marseille 2013, recherche l’alliance avec les partenaires locaux et espère pouvoir encore produire, dans la mesure des finances, des expositions, comme celle-ci, avec la qualité du tirage du laboratoire Voies Off. marble light up phone case iphone 6 Son épicerie d’art concentre aussi en sous-titre une boutique et une librairie avec des carnets uniques, des matchboxes, des cartes….Et, habité par le vouloir-faire cher à Roland Barthes, il proposera pour la suite un « open place »: délocaliser le lieu quinze jours à New York, organiser des lectures.. Gageons que le lieu conservera la nécessité de la prise de risque artistique. Tout près, La Vitrine, autre galerie dans la rue Jouvène, façonne son côté destroy et disparate. Sur du papier Kraft, Charlotte Antoni, étudiante aux Beaux-Arts de Marseille, étale ses gueules qui crachent ou vomissent dans un monde noir de fumée. iphone 7 plus phone cases charger Lucie Dufour chevauche avec son appareil photographique le monde de l’équitation américaine et tout en haut, au poulailler, Lisa Sudhibhasilp présentent les traces photographiques de l’humain: sapins sociologiques, effigies d’intérieurs de voiture… Julie et Aurélie, programmatrice et directrice, ont aussi des projets plein la tête et inviteront bientôt Ln Boulle, la nouvelle fée du désign et d’autres surprises… Gageons encore qu’elles trouveront les modes et moyens de conduire avec justesse l’ecclectisme artistique. Florence JOU Le Magasin de Jouets, exposition Hombrias jusqu’au 17 Octobre. La Vitrine, expositions renouvellées chaque mois.

Hors série

©s.Touneur Phéline Etait-ce un jeudi ? J’ai beau changer le disque, je n’ai plus la force de résister à l’ordre immuable d’un nouveau rituel auquel ma solitude me soumet. Entre le salon et la terrasse, je vais et je viens. J’allume tout en même temps sur mon passage : un clope, l’ordinateur, une lampe, l’ampli de la chaîne Sony. Je tire sur ma lucky strike, je m’assieds et je pose mes mains sur la grande table. olixar iphone 8 case Je tâtonne à la recherche de ce que j’ai perdu. Je change le disque et je clique sur l’icône “game” aux premières mesures de l’opéra. Roi, dame, valet. Au jeu électronique, j’excelle à monter les as : rapidité, combine, ruse. iphone 7 red battery case Rouges, noires, les cartes tombent. Je relève haut la main le défi du score de la partie précédente affiché en haut de l’écran. J’accumule les points en un temps minimum. Au terme de la scène 3 d’ Orphée, j’écrase mon mégot et je reprends en chœur : …Accablé de regrets / Je parcours les forêts / La vaste enceinte / Touché de mon destin / Echo répète en vain / Ma triste plainte. La nuit tombe en plein jour. Tant qu’il s’agit de jouer en solo, je mets tout le monde minable derrière moi ! Devrais-je y voir un fait du hasard ou simplement considérer qu’à force d’habitude, je me suis fait la main à la solitude ? La vérité, c’est que lorsque le jeu s’achève et qu’il faut faire “pour de vrai”, il semble qu’Echo fasse la sourde oreille, me laissant à la traîne, pantelante devant un tabernacle plein de moi-même. Livrée à moi-même, au risque de me rencontrer pour de bon et de ne pas en réchapper. d3o iphone 8 case Moi, commun des mortels qui n’ont rien de l’étoffe des héros. Rien d’un David face à Goliath. Les masques tombent devant l’adversaire, plus tentaculaire que l’hydre protéiforme dont je ne doutais pas au temps de l’enfance que l’on puisse l’exterminer rapido. Normal, puisque Hercule l’avait fait ! Métonymie amphigourique ou métaphore bafouillante ? J’invoque n’importe qui, j’invente n’importe quoi pour me mettre en garde contre les écueils et les méfaits du solipsisme pratiqué à haute dose. Pour les autres, je serai plus empirique : la solitude – du latin solitudo, solus, – c’est quand on est seul ! Pour dire autrement le sentiment qui s’est substitué à l’état dont, un moment je me réjouis, je devrais accrocher à ma phrase une kyrielle de synonymes qui sonneraient creux comme un gong maladroitement fondu : lassitude, ennui, morosité, monotonie. cork iphone 7 plus case Dans un ultime sursaut, sur la dernière page de mon cahier “main courante”, je fais genre et je trace : F. A. T. I. G. U. É. E. … Une lame qui transperce l’omoplate. La brûlure qui s’enroule sous le sein, la douleur qui s’entortille sous la peau comme les vrilles des courges bedonnantes qui asphyxient les pousses vives des heliconia. La cage thoracique s’enflamme. Le souffle se raréfie, sur le point de s’interrompre sous l’étreinte délétère. Les spasmes et les contractions de l’estomac refluent jusqu’à la gorge nouée de hoquets. Le corps ankylosé, bée jusqu’au plus intime de ses anfractuosités, de ses mystères et de ses secrets. Solitude du corps. Il n’y a plus de décalcomanies ni de coloriages le matin au lever du jour. Mes lèvres closes me renvoient dans ce mouvement immobile à ma seule présence. La colle sèche derrière les post-it des petites joies et des minuscules bonheurs de midi, usés jusqu’à la trame. Les inserts des heures chaudes se font la malle en vagissant à l’idée d’être validés : no enter. Les apostilles lunaires, enluminées de nacre et d’ivoire se désagrègent dans les reflets de la silhouette gibbeuse de l’astre qui se pointe, sans surprise, avec la ponctualité des geôliers à l’heure de la relève. L’imprimante s’étrangle et régurgite dans un rot aigre et sonore le galimatias vespéral qu’on aurait voulu lui faire avaler. Solitude des mots. Je ne distingue plus les ombres. Statiques, acérées, elles empalent l’air. Sur la terre glabre, leurs contours hiératiques et aphasiques passent leur chemin en silence. La lumière zénithale se prend les pieds dans son long voile de veuve outragée par l’insolence et l’arrogance de Messire Soleil qui tente d’attirer l’attention sur les rayons qu’il a pris le plus grand soin de peigner, en catimini, au dessus des volcans. Solitude des songes. Mes chimères, emmaillotées dans la camisole du temps, reposent dans le reliquaire profané par les iconoclastes. Hier, aujourd’hui, demain. Pensées prises aux pièges dans les rets inextricables des heures. Lentes et lourdes heures qui piétinent et trépignent au seuil d’un dénouement différé dans l’instant qui prend des airs méprisants d’éternité. Au cou gracile des illusions et des mirages, un jonc d’argent gravé aux armes de la tortionnaire ; à leurs chevilles, qui jugule leur course, le lien tenu et imputrescible du temps mortifère. Solitude des rêves. Et si c’était pas un jeudi, mais un lundi… c’est tant pis.

! FOCUS PERPIGNAN DESSINE-MOI UNE CABANE part one.

ÇA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS IT’S HAPPENING NEAR YOU / TÉ LLOC A PROP DE CASA ! FOCUS PERPIGNAN  DESSINE-MOI UNE CABANE part one. Place Cassanyes, rdvac66@gmail.com , 5 – 25 février 2010 Si je dis « La mort de l’art ??? », l’artychienne, allongée aux côtés de son copain Hegel, le chat roux, soupire et rêvasse : « Ah ! l’amooooooooooore de l’art… ». iphone 7 plus phone cases pineapple Si je lui dis, « La mort dans l’art ??? », elle se crispe : « Les morts, les disparus, les oubliés à jamais et pour toujours ? Ou bien ce que j’ai évoqué dans mon billet précédent, m’esquivant sur une pointe d’ironie du commentaire plus grave que requiert l’œuvre de Christian Boltanski ou d’Erik Dietman ? » Court silence. – Tu veux parler de l’actualité ? Elle pose sur ma pile de papiers le communiqué de presse du musée Maillol (à Paris. Pas celui d’ici ; dounotdrim !). C’est la vie ! – Vanités de Caravage à Damien Hirst, « … un parcours singulier des vanités et de la représentation de la mort à travers les différentes périodes de l’histoire de l’art. » Plus inspirée par la lumière d’avant printemps qui fait ses premiers dans les rues d’ici, que par les grands sujets de la vie et de l’art, nous allons rôder. Dans mes poches, mon attirail : Ovide, clopes, crayon, carnet et… sait-on jamais, mon téléphone. phone case for running iphone 6 Petits tours et détours, envie d’un café au soleil. Direction place Cassanyes, comme toujours sous haute surveillance : caméras, ambulance, odeurs de menthe, de coriandre, de rôtisserie et de miel. Café fermé ! Trois courses. Échange de nouvelles avec madame Auger qui a fardé son joli sourire d’un soupçon de résignation. On va lui casser sa cabane ! L’artychienne me regarde : « Elle est triste ? » On fait demi-tour, toujours à la recherche d’un café au soleil. Je change d’itinéraire et j’en profite pour faire quelques photos que je bidouille à ma manière. (Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est l’entrée de l’ex. iphone 7 case gel école de dessin de Perpignan). cool phone cases iphone 6 for boys L’artychienne exaspérée par mon silence tire sur sa laisse et hausse le ton : « Ho ! Réponds – moi, elle est triste la bouchère ? ( c’est Madame Auger) ». – Oui, elle est triste. iphone 6 cases lumee Elle a la mort dans l’âme. – « La mort dans l’âme ???? » Qu’est ce qu’on peut faire pour elle ? Une nouvelle cabane ? Et si je vous passais la main pour un prochain billet ? En me dessinant une cabane par exemple… et pour ceux qui ne savent qu’écrire, écrivez-moi une cabane.

New York ARTYCHIEN for ARTYSHOWS

ARMORY ARTS WEEK 2010, iphone 7 plus case personalised every March, artists, galleries, collectors, critics and curators from all over the world make New York their destination during Armory Arts Week. Events include special receptions, open studios, art tours, museum discounts, performances, iphone cases 7 silicon panels, artist discussions : Questions : « A QUI SERVENT LES ARTISTES ? » « L’ART POUR QUOI FAIRE ? » « IS THAT ART ? » Answers : 1 – Artists take part of enjoyable parties ? 2 – Art provides unforgettable parties ? 3 – Art makes you feel better ? 4 – STOP, STOP ! 5 Enjoy art and artists : Stéphane Sautour, « Les invisibles », galerie Loevenbruck, Paris / www.davidbioules.wordpress.com / John Baladassari, ”Pure beauty”, MACBA, iphone 6 case with strap Barcelone /”Photos ou pas photos”, Castang galerie, bsamz iphone 6 case Perpignan / “Lignes de chance”, Fondation d’entreprise Ricard, Paris.

! FOCUS … janvier-février : les soldes de l’artychienne

de Sophie Phéline Longtemps, sur un air de tralala, il fut chanté qu’il se passait toujours quelque chose aux Galeries Lafayettes du côté des falbalas. iphone 8 case red and black Aux Galeries Lafayettes, il se passe effectivement plein de choses, toujours tendances mais souvent trop étriquées comme les slims fashions qui collent aux cuisses et dessinent les mêmes fesses à celles et ceux qui les portent, pour que l’on ait envie de s’y précipiter. Et puis, tout le monde n’habite pas à Paris. Et puis on s’en fout, du côté de ma niche personne ne connaît la Galerie des Farfouyettes parisiennes. Paris est si loin. we love case iphone 6 En province (ça c’est made in France à 100%), il y a les galeries tout court et toujours et encore partout ailleurs, des projets de nouvelles galeries. Ouf ! On y court, on s’y précipite… iphone 8 plus case light up et badaboum, soldes de slims là aussi ! Les mêmes marques fashion ou leur version fake sans être fun. Mais qu’est ce que je vais me mettre sur le dos pour ne pas ressembler à tout le monde ? Du genre : RED DRESS by J.Koons C’est les soldes aussi on dirait, dans l’imagination des grands commichiaires de l’art d’aujourd’hui. A Paris (à croire que c’est le centre du monde) : MONUMENTA…Boltanski … iphone 7 stilgut case mémoire, MACVAL…Boltanski…devoir du souvenir… VENISE 2011… On prend le même et on continue. Pas très VINTAGE la panoplie ! En tout cas, c’est toujours pas avec ça que je peux imaginer rafraîchir ma garde – robe. Donc je vais farfouiller dans mes classiques et revisiter le Musée d’art moderne de Saint Etienne qui annonce du 6 février au 28 Avril ERIK DIETMAN dessins sans regarder Je vous garantis que, soldes ou pas soldes, Erik avait un talent particulier à tailler des costumes trois pièces aux convenances top fashion.

inconnu sans papiers !

Au grand Jeu du Tout Papier ! Au grand jeu des papiers du LAC, on passe facilement de la jubilation à l’interrogation (mais jamais à la consternation ! ) , et de la félicité à la perplexité ! Bien entendu il n’y a pas de papier d’assignation, ni de papier de soie, rien n’est obligé tout est vrai ! Mais qui dit papier dit matière et manière, et souvent signature ! Retour alors à la perplexité, car il y dans le lot un papier sans identité ! Le voici ! et il rend la perplexité quasi douloureuse ! De qui sont ces signes de silhouettes qui marchent, s’arrêtent, regardent se parlent, soliloquent, leurs ombres fidèles couchées à leurs pieds ? Attention ! car de trop les fixer peut conduire à l’anxiété, après tout, n’est-ce pas là un sortilège, une magie noire et blanche, ? peut-être a –t-on accroché un simple papier blanc, et, depuis ceux et celles qui passent devant lui , le regardent, y seront irrémédiablement fixés ! …..perplexités ! Mais perplexités naturelles, il faut raison garder, ce n’est là que le bon dessin d’une bonne plume, ou du fin pinceau d’un artiste attentif aux attitudes et comportements de ses contemporains. disney cases iphone 7 plus Alors un dessinateur, illustrateur de presse, mais qui ? le thème pourrait être d’un Sempé, mais le thème seulement ! alors qui, et si ? on se souviendra d’avoir vu des choses comme ça, des foules rendues par des traits pertinents, mais chez qui ?, Ah ! le jeune Opalka peut être et ici même au LAC, mais, mais il y en aura toujours un mais, en ce mois de Mai ! car forcément tout cela doit finir par la … feeltech iphone 6 case signature ! Et iI y a en une, et nette, mais qu’elle soit lisible c’est autre chose ! On tentera donc de déchiffrer : deux lettres (pour le prénom ?) un c /h ou c-y ! et une suite griffonnée en patronyme, commençant par un U, un N, un O ? ensuite un j, un p, un l ? perplexité ! Je renonce, nous renonçons ! comme Piet, et Layla Moget ! et ce travail demeure le seul inconnu de la centaine de papiers peuplant les murs du LAC. spigen iphone 7 case magnetic Autant dire que si vous « savez qui » est l’artiste inconnu …. iphone 6 case silicone grey Vous aurez le droit à l’arc de triomphe d’une admiration considérable ! Daniel Bégard.

Lyon octobre 2010

de Florence JOU Quand le paysage vibre, vrombit et s’électrifie, allez rôder ailleurs…. A Lyon, où la Biennale de la Danse ne tient pas toujours ses promesses… La ville subit l’exode des mouvements libérateurs, des pas chassés maîtrisés, des performances en extérieur. Sans doute faut-il tomber au moment opportun. case it iphone 6 Au théâtre des Célestins, la compagnie Ailey 2 s’enfonce dans des clichés: visions de champ de coton périmés, costumes en crochet exhibés, couchers de soleils en fond, cadences irrégulières….De la danse littérale….Partir à l’entracte et éviter de fulminer devant un public conquis par un sous-produit américain, type mauvaise comédie musicale à Broadway…Mainstream… iphone 8 case soft touch Vélo qui vogue le long des quais, on pause au Musée d’art contemporain pour un programme de choc: Bruce Nauman et Trisha Brown. Nauman violente le spectateur grâce à ses vidéos réalisées pour la plupart dans son atelier, par un travail sur son propre corps qu’il expérimente à partir des années 60/70 aux Etats-Unis. Caméra frontale, effets de bascule, les perceptions du spectateur sont troublés devant ce corps qui rebondit à un angle de la pièce ou ces répétitions d’un même son de violon jusqu’à l’épuisement et l’absurde. iphone 7 plus phone cases for boys Becket et ses personnages en écho à ce monde claustrophobique et dysharmonique. A côté, se déploie l’oeuvre de Trisha Brown qui recherche, depuis 1968, hors des espaces conventionnels de la scène, la hauteur de Soho, l’espace des parcs, la liaison avec d’autres arts. La chorégraphe travaille à des gestes accumulés, naturels, simplifiés. gel phone case iphone 6 Quête d’une nouvelle écriture du corps: idéographies, installations sonores, fusains qui tracent sur le papier depuis ses mains ou ses pieds… Enfin, en contemplant son visage dans un verre de Côte du Rhône, on cherche de nouvelles connections avec le monde, dans cette ère du vide, où priment l’hédonisme, le libre-service libidinal, le narcissisme exacerbé. A voir: expositions mac de lyon jusqu’au 31Déc 2010. A lire: Gilles Lipovetsky: L’ère du vide. iphone 6 coolden case Dominique Baqué: Visages.

L’art contemporain se conte-t-il en pots ? ( Les réponses ficelées de Jean-Marie de Sauverzac)

J’ai connu Jean-Marie de Sauverzac, il y a une dizaine d’années et devant une armoire. Je sais donc depuis longtemps que c’est un homme d’ordre, de son ordre à lui bien entendu, où tout – ou presque- passe par un rangement (arrangement) des choses selon leurs formes . spiritual iphone 6 case Condition nécessaire à leurs bonnes monstrations puisque selon J.F Lyotard, qu’il aimait alors à citer, dans l’esthétique moderne seule la forme continue à « offrir au regard matière à consolation et plaisir’ . Aujourd’hui, les décennies se bradent, usées par les vitesses qui les traversent et les minent. On montre peu, on entasse, et si l’on n’expose guère c’est que les regards se font rares et ne peuvent perdre de temps à ouvrir les armoires ou à en imaginer les serrures. Je me suis donc souvent demandé ces derniers temps, comment un homme du rangement arrangé en Art, de son dérangement en somme, comme de Sauverzac, pouvait s’accoutumer de ce que les formes, les formes issues de l’art surtout, soient contraintes à prodiguer consolations et plaisirs non plus dans un colloque particulier avec le regard mais dans l’obscénité d’un entassement d’elles-mêmes, ou pire encore : d’elles comme leurres et fantasmes. Je ne me souciais toutefois pas des choses de J.M. de Sauverzac en tant que choses car, dérangées, entassées, démontées, elles survivraient au moins un certain temps, pour leurs valeurs d’usage ou de vides greniers. Ce qui m’ occupait tout autrement, n’était pas non plus la pratique de l’artiste , de l’homme qui range-arrange-dérange, mais bien, pour utiliser la formule classique d’ Arthur Danto , le destin de cette transfiguration du banal , qui de l’art des choses d’un ordinaire désordonné construit un ordre des choses de l’Art . Il y avait-il encore, pour lui,et pour cela, des armoires à ouvrir ? La réponse vint lentement à mesure que j’appris par brides, ce qui se tramait dans l’Atelier de Sauverzac. Tramer étant le verbe le plus juste pour une telle question car je sais d’une part, et de longue date, que les trames, cordes, tissus, fils et ficelles participent de l’alphabet plastique de Jean-Marie. D’autre part par ce que les sens voisins de ce verbe , qui seraient (combiner, machiner, ourdir, ) ne sont pas dans un atelier l’annonce de sombres desseins mais l’assurance d’agencements et d’arrangements utiles et banals . Si en effet les choses sont ce qu’elles sont, l’enjeu de l’atelier et de ce qui va s’y produire réside dans les traitements et intuitions nécessaires appliquées à celles-ci. iphone 7 phone cases leather black Enjeu passionné, mais qui demande à l’artiste un bel exercice de neutralité que J.M de Sauverzac résume ainsi : « Qui du volume ou de ses arrangements capte le regard ? « (1) La neutralité en l’occurrence, on l’aura comprise, n’étant pas ici autre chose que le gain de la pertinence, car c’est la condition pour que les choses elles-mêmes et entre elles, se rangent, s’arrangent, se montrent . Cette condition étant nécessaire pour que la transfiguration advienne comme objectif et assomption (au sens d’une action assumée par l’artiste et le regardeur). En cette affaire, on le sait, c’est bien l’action de l’agent, et donc de l’artiste, qui est déterminante en ce qu’elle organise de façon raisonnée et intentionnelle le passage de l’objet ordinaire à l’oeuvre, à l’ »objet » d’art. Notons, qu’il en est de même en quelque sorte pour le regardeur car si la captation par le regard ( c’est-à-dire la vision ) n’est qu’un état, comme le pense Wittgenstein , celui qui regarde à son tour pense et agit.(2) Plus tard j’ai été saisi par deux évidences en recevant l’invitation de Jean-Marie à voir ces derniers travaux. Celle-ci était illustrée par une photographie de lui-même, plongeant avec détermination un bras dans une sorte chaudron surmontant ce qui pouvait être deux pots, eux -mêmes à demi enfouis dans deux de bottes rustiques. La première de ces évidences était qu’il n’est jamais tout à fait possible d imaginer vraiment une démarche artistique en cours sans voir à l’œuvre, et in situ dans l’atelier, son agent. La seconde étant que cette photographie d’une action renvoyait immanquablement à s’interroger sur le « style « en vertu de l’axiome selon lequel celui-ci est l’homme même. Ce qui nous ramène à Danto pour qui : dans l’art tout particulièrement, le style se réfère à cette physionomie externe d’un système de représentations internes ‘ « (3) Je ne suis pas certain de connaître assez bien de Sauverzac pour l’affirmer, mais dans ce mouvement d’un bras s’enfonçant dans on ne sait quoi, certainement dans de la matière ou oeuvrant au volume qui le contiendra, et rééquilibrant le reste du corps en regard de l’action, je crois qu’il y a là l’image d’un style.Une façon de rapport aux formes du réel, aux choses, aux objets, aux intériorités, qui traduisent une volonté d’avoir avec l’art, ou avec l’idée de l’art, une posture singulière. Ce large chaudron dans lequel de Sauverzac engage le bras au risque de son équilibre est la partie centrale d’une pièce qu’il intitule « bien dans ses bottes » et qu’il réfère assez curieusement à Pomone, belle déesse romaine qui n’aimait que les jardins, qu’elle entretenait avec goût, ayant horreur et des hommes et du naturel . Curieuse référence car cette déesse serait plus sûrement une guerrière hottentote qu’une nymphe des rosiers et des platebandes! . Cette représentation n’est donc pas réaliste. Sa vérité n’est pas non plus esthétique, en ce qu’elle ne peut se référer à une culture particulière. La silhouette qu’elle suggère n’est dès lors qu’un empilement d’objets, qui pourrait être dû au hasard autant qu’a l’action consciente d’un agent, mais que Jean-Marie de Sauverzac, lui, aurait posé ,de fait mais hors de toute esthétique, en « objets de l’Art ». Une telle démarche peut paraître s’inspirer de la radicalité de Joseph Kossuth dont Jean-Marie reconnaît volontiers qu’elle l’a ’’ interpellé’’ . Peut-on pour autant considérer qu’il fait sienne l’analyse de celui-ci selon laquelle l’artiste contemporain ne peut : « s’en tenir au ‘’langage ‘’ de l’art traditionnel selon lequel il n’y a qu’une manière de formuler des propositions artistiques .(4) . iphone 6 phone case with stand funky En d’autres termes, les « casseroles » pots, chaudrons, assemblés et montrés par de Sauverzac marquent-ils une véritable adhésion à une radicalité exigeante ? Dans la négative, alors de quoi ses pots sont-ils le nom ? Peut-être faut-il, pour répondre à de telles questions, se souvenir de la formule d’Aby Warburg selon laquelle en art, et plus qu’ailleurs, » le bon Dieu niche dans les détails « et revenir à ce que montre réellement de Sauverzac. En effet,ses chaudrons, pots, bouilloires, bottes, ne participent pas d’un ordre ordinaire des objets. iphone 7 case jet black Faut-il en énumérer les matières ? carton ondulé, tissus, cordes, ficelles ! en recenser les additifs ? cires, colles, enduits, vernis !, en relever les tons et les coloris ? Non , à l’évidence, car ce sont bien là des objets conçus, de fait, esthétiquement, des objets d’art par eux mêmes et par leurs assemblages. Enfin, il faut considérer les ajouts, ces pièces rapportées, détails ludiques, faussement pratiques, pour d’impossibles ou surréalistes usages. La réponse que nous attendions est donc complexe. Jean- Marie de Sauverzac n’est pas le suiveur d’une radicalité militante, pas plus qu’il ne s’inscrit réellement dans les traces et impasses de l’art conceptuel, ou s’il paraît s’y tenir, ce n’est que, et seulement, parce qu’il est antérieur à Duchamp , selon la formule de Kossuth ! . . Toutefois il serait tout aussi impossible de lui affecter un attachement revendiqué ou masqué, aux artefacts, règles et caractéristiques formalistes de l’art. Tout se passe en réalité, comme s’il n’adhérait à aucune de ces vérités contradictoires par ce qu’ il les tient toutes à distance . On pourrait dire, il ne s’en formalisera pas, qu’il tourne alors autour de ses pots, pour ménager l’ambition qu’il a construite, celle d’une posture d’authenticité, qui sera celle, et seulement celle, d’être solidement en ce qu’il nomme, assez justement » son histoire de la sculpture » .. Ambition nécessaire que seul le talent peut nourrir et servir. Daniel Bégard. Novembre 2010 Notes : 1J.M de Sauverzac. » Retour à la sculpture. Recherche d’une écriture personnelle 2 L.Wittgenstein. » Leçons sur l’esthétisme « 3 A.Danto.